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Comment montrer au siège que je suis la bonne personne pour être le futur DG de la filiale ?

Comment montrer au siège que je suis la bonne personne pour être le futur DG de la filiale ?

« Les obstacles sont ces choses que tu vois lorsque tu perds l’objectif de vue » — Henry Ford, industriel (1863 – 1947)

 

Arrivé à un certain niveau de sa carrière, le cadre rencontre fréquemment une difficulté à montrer un cran au-dessus.

Il est maintenant reconnu dans ses compétences de membre de Comité de Direction ou de Comité Exécutif. Il est Directeur Financier, Directeur Marketing, Directeur Supply chain ou autre… Il souhaite à présent devenir Directeur Général d’une entité du groupe. Mais comment montrer au siège qu’il est la bonne personne pour devenir le futur DG de la filiale ?

À cette étape, la concurrence est rude. Il n’y a qu’une place de DG par filiale. La sélection est donc de l’ordre de 1 pour 10 au sein du comité de direction, et souvent de 1 pour 100 à l’échelle du groupe.

Il est temps de vous donner tous les moyens pour réussir cette promotion difficile. En évitant les 5 erreurs les plus courantes et en explorant les 4 pistes suivantes, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour obtenir un poste de DG à l’étranger dans une filiale de votre groupe.

Les 5 erreurs à ne pas commettre

Erreur n°1 : Croire que cela va venir tout seul

Comme votre parcours professionnel est irréprochable et que vous avez de nombreux succès à votre actif, vous pourriez penser que les faits et vos réalisations parleront pour vous et que vous n’avez rien à faire. Votre promotion va venir toute seule, comme les précédentes. C’est faux. J’accompagne de nombreux dirigeants qui m’avouent y avoir cru trop longtemps, pour finalement constater que, « non, mes réussites ne parlent pas pour moi ». Les personnes qui ont bénéficié de promotion au poste de DG n’étaient pas celles qui avaient le mieux réussi au préalable. 

Erreur n°2 : Se focaliser sur vos résultats

Vos résultats doivent être corrects mais ils n’ont pas besoin d’être exceptionnels pour devenir le futur DG. En outre, face à des résultats d’exception, vos supérieurs trouveront toujours plein d’arguments externes pour les justifier. Hormis par le biais de votre bonus annuel, vous n’en retirerez aucun vrai bénéfice de carrière. Penser que la décision de promotion va être prise sur l’analyse de votre performance est une erreur. En réalité, votre performance sera rarement un élément différenciant. Pour prendre une fonction de DG, ce sont d’autres compétences qui sont attendues.

Erreur n°3 : Compter sur la gratitude de vos supérieurs envers les loyaux services que vous avez rendus

Vous avez toujours été très loyal envers vos supérieurs et envers l’entreprise. Vous pensez en être récompensé. Malheureusement, la mémoire est très courte dans le monde corporate. Les événements récents éclipsent ceux du passé. Vos supérieurs changent rapidement de position voire quittent soudainement l’entreprise. Vous auriez tort de compter sur une reconnaissance de vos efforts.

Erreur n°4 : Penser que vous n’y arriverez pas car vous n’avez pas de réseau

Constatant que de nombreux collègues ont obtenu des promotions au poste de DG, non par leurs réussites précédentes, mais parce qu’ils ont su constituer et entretenir un réseau, vous pourriez pensez que vous n’y arriverez jamais. Vous avez peut-être un tempérament plus introverti ou orienté tâche. Vous avez peut-être une réticence à « réseauter ». Rien n’est perdu. Pour obtenir un poste de Directeur Général de filiale, il n’est pas nécessaire de devenir un as du réseautage, il suffit de développer quelques techniques que tout le monde, même les plus allergiques à la communication, peuvent maîtriser et déployer.

Comment se donner les moyens de réussir

Piste n°1 : Définir une stratégie

Comme souvent, la première étape d’un travail sur soi commence par définir une stratégie. Vous connaissez vos forces. Il est temps de vous intéresser à vos faiblesses et à vos angles morts car ce sont eux qui freinent votre carrière et que vous devrez travailler. Une fois identifiés les points à travailler, vous devrez définir une stratégie et la planification de sa mise en œuvre. Votre véritable ennemi est le poids de l’habitude et des « il faut », « je dois » qui saturent votre emploi du temps. En définissant une stratégie, vous vous offrez les moyens de dégager du temps dédié au travail sur vos points faibles et à la mise en œuvre de tactiques pour obtenir votre prochain poste.

Piste n°2 : S’offrir des moments de recul

L’un des points de votre stratégie devra consister à vous offrir, à vous-même, des moments de prise de recul par rapport à votre situation. Votre pire ennemi est la pression du quotidien et votre habitude de rester « le nez dans le guidon » pour gérer toutes vos tâches professionnelles ou familiales. Pour prendre du recul, vous devriez prendre des mesures pour vous offrir des moments protégés de toutes sollicitations extérieures et de toutes tentations de divertissement.

Piste n°3 : Obtenir des feedbacks

Pour vous assurer de vos progrès et du fait que vous restez sur la bonne voie, vous devrez mettre en place une méthode pour obtenir des feedbacks fiables et réguliers. Sur la base de ces derniers, vous pourrez, en temps réel, ajuster votre stratégie et votre plan d’action.

Piste n°4 : Engager un « Career Boost Coaching »

Vous pourrez trouver difficile d’identifier seul vos angles morts puis de les travailler efficacement. Vous tirerez un grand bénéfice d’un accompagnement professionnel par un coach expérimenté en « Career Boost Coaching ». En effet, lors d’un Career Boost Coaching, votre coach vous donnera des conseils qui vous feront gagner du temps. Il vous permettra de travailler votre image et vous donnera les techniques pour communiquer efficacement même lorsque l’on n’aime pas cela. En outre, il vous permettra d’avoir un feedback régulier et de garder le cap.

ANTOINE LEYGONIE-FIALKO

International Executive Coach & Adviser

« Become an inspiring leader »

Antoine Leygonie-Fialko est International Executive Coach & Adviser, spécialisé dans l’accompagnement des dirigeants à l'international vers « une pensée Claire et Calme, Bienveillante et Puissante ».

Polytechnicien, Ingénieur des Ponts, Architecte et Docteur en Philosophie, il est fondateur de la Co-CREATiVE Communication® et de la société CADRAN qui opère mondialement. Auparavant, il a dirigé 7 sociétés, de la start-up au corporate, en France et à l’international (Europe, Eurasie, Afrique), dans diverses industries (bâtiment, internet, RH…).

Aujourd’hui, fort de plus de 2 000 heures d’Executive Coaching sur 5 continents et 40 pays, il intervient auprès de tout dirigeant à l'international qui vise un leadership d'excellence et souhaite développer toute la puissance qui sommeille en lui et ses équipes.

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